Faut-il afficher mes prix, alors qu’ils changent avec la saison ?
C’est vous qui décidez. Sans aucun repère, vous recevez des demandes très en dessous de ce que vous pouvez faire. Un prix gravé, à l’inverse, vous engage sur un cours du marché qui bougera : si vous affichez quelque chose, c’est un « à partir de », daté et révisable selon la saison. Votre minimum d’intervention, on en parle de vive voix, et on décide ensemble de l’afficher ou non.
On me demande des pivoines pour septembre. Je l’écris comment ?
Jamais un nom de fleur promis sans sa saison : le couple le retiendrait comme un engagement. On écrit ce qui existe à chaque période et, pour les fleurs qu’on vous réclame hors saison, votre contre-proposition qui donne le même effet visuel.
Je n’ai que des gros plans de bouquets.
Ils sont jolis, mais aucun ne raconte un mariage. Il faut des mariages complets, chacun légendé avec son mois et son lieu : sans le mois, une photo de mai promet des pivoines à un couple de septembre. Et chaque série porte le nom du photographe, avec son accord écrit.
Mes fleurs ne sont pas toutes locales, je peux parler de saison ?
Oui, à condition de ne rien affirmer que vous ne pouvez pas prouver. Une étiquette verte auto-décernée fait perdre la confiance au premier doute, et expose à la publicité trompeuse. On écrit la part réelle de fleurs locales, le nom de vos producteurs et vos pratiques concrètes.
Je ne peux pas promettre que rien ne fanera.
Justement, on ne le promet pas : c’est un produit vivant exposé au soleil, et « garanti frais toute la journée » ne s’écrit pas. On décrit vos moyens : les variétés choisies pour tenir, l’heure d’installation, ce qui reste en eau. Le dire avant le mariage transforme l’objection en preuve d’expertise.